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les Mantes religieuses !
 
Mante religieuse (Mantis religiosa)Qui dit mieux…
 
Jouxtant un lycée nantais nouvellement bâti, du moins à l'époque, (en l'occurrence la Colinière !) une friche argileuse servait de terrain de jeux aux gamins du quartier. Entre ronciers, genêts, et vasques humides envahies par les joncs, de nombreuses petites " sentes " témoignaient de cette fréquentation. J'habitais alors à deux pas et j'allais souvent y chasser les insectes, entre autres floricoles.
 
Nous étions en septembre et les superbes épeires fasciées abondaient, ainsi que leurs pontes, ce qui d'ailleurs n'était pas pour m'enchanter car j'avoue ne pas trop apprécier les araignées.
 
Les mantes religieuses étaient également présentes, et de surcroît nombreuses, alors qu'il est de règle de les trouver çà et là en exemplaires isolés. Conscient du caractère exceptionnel de cette abondance, et donc désireux de la quantifier, je me suis armé d'un calepin, et d'un bâton ... de rouge à lèvres, ce dernier permettant un marquage élytral aussi rapide qu'aisé.
 
Montre en main, au bout d'une heure de chasse à vue j'avais 55 " coches " sur mon calepin, soit quasiment une mante religieuse à la minute, ce qui est considérable. Le " score " était d'autant plus significatif que bon nombre de bestioles devaient échapper à mes investigations en raison de leur mimétisme et de leur immobilité de chasseresse à l'affût. Il gagnait également en signifiance du fait de la configuration du terrain, laquelle me contraignait à chasser le long des cheminements existants, et donc à passer et repasser dix fois aux mêmes endroits eu égard à la faible superficie de la friche en question.
 
Par la suite le béton des promoteurs est venu anéantir ce petit Eden, puis j'ai déménagé, et jamais je n'ai revu pareille abondance. C'était d'autant plus exceptionnel qu'à l'époque (1964) les mantes étaient considérées comme peu fréquentes dans la région, voire rares.
 
Pour conclure je pense que l'année en question avait été particulièrement favorable pour ces insectes, mais surtout que l'enclavement du biotope, sa qualité, et sa petitesse, créaient un isolat biologique éminemment propice à une concentration pour le moins inhabituelle de l'espèce.
 
 
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