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la p'tite leçon d'ostéo !
 
 
Arthur le squeletteQui mieux qu'" Arthur " pouvait vous la donner ?
 
Indépendamment du montage , un beau squelette se doit d'être blanc, et surtout de le rester, d'où la nécessité d'un dégraissage parfait, ce que la chimie ne parvient jamais à faire en profondeur et donc durablement.
 
En pareil cas il s'ensuit des taches disgracieuses, puis un jaunissement plus ou moins généralisé, et enfin une odeur très caractéristique de rance, à la fois tenace et fort désagréable. D'autre part, outre l'esthétique douteuse, le " graissage " induit un toucher peu agréable, ce qui ajoute à la défectuosité de la préparation.
 
Arthur préconise la macération, et vu qu'il sait de quoi il parle, et se porte par ailleurs comme un charme, nous suivrons donc ses préceptes et conseils.
 
Dans un premier temps, et aussi pour en gagner, vous dépouillez le sujet, l'éviscérez, le décharnez grossièrement, et à l'occasion le démembrez. Vous le placez ensuite dans un récipient à sa mesure que vous remplissez d'eau, et l'y laissez " mariner " le temps voulu. Selon la saison, la taille, et la nature de l'animal, il faut compter de 2 à 10 mois, voire plus pour des pièces très grosses, et surtout très grasses (ce qui n'est pas le cas d'Arthur !), tels les Cétacés.
 
Durant ce laps de temps, les bactéries se chargeront d'éliminer tout ce qui n'est pas d'origine osseuse. Pour un meilleur résultat il est recommandé de "touiller" et même de renouveler le "jus" de temps en temps, ce qui évite aux os de trop noircir, et permet par ailleurs de juger de l'avancement des "travaux".
 
À noter au passage que les récipients ne doivent pas être clos, et que le voile bactérien qui se forme en surface limite considérablement les effluves. Pour autant mieux vaut éviter le salon, et être enrhumé lors des "touillages" et autres renouvellements de bains.
 
À terme vous sortez les plus gros os et récupérez les plus petits en filtrant la sauce à l'aide d'un " chinois" , car tous sont complètement dissociés et donc mélangés au fond du récipient avec ce qui n'a pas été totalement " consommé " .
 
Ensuite vous rincez le tout abondamment et le plongez dans un bain d'eau oxygénée concentrée, en veillant à vous protéger car le produit est corrosif pour la peau et les vêtements. Au bout de quelques jours les os seront alors parfaitement blancs, et après rinçage à l'eau claire et séchage, ils seront bons à êtres montés, c'est-à-dire assemblés en situation.
 
Dans un premier temps il faut trier ce qui s'apparente à un véritable " puzzle " , et peut représenter des centaines de pièces pour un squelette complet : os pairs et impairs, os droits et gauches, membres antérieurs et postérieurs...etc...(à titre indicatif le squelette humain comporte un peu plus de 200 os, et celui d'un python peut atteindre le millier ! )
 
Il suffit ensuite d'un peu de colle à bois, de fils de cuivre, d'une bonne dose de patience... et d'un manque total d'imagination sous peine, comme ci-dessous, d'obtenir un résultat fort éloigné de l'original !
 
Dernier conseil, avant de vous lancer sur une totale, faites-vous la main sur des crânes de mammifères, et vous aurez un avant-goût (si je puis dire !), de ce qui vous attend, mais aussi de l'excellence des résultats de la méthode préconisée par notre ami Arthur.
 
squelette d'autruche
à droite: squelette de grande autruche mâle (2,5 m !),
ma dernière grosse préparation ostéologique avant mon départ en retraite (1997)
 
 
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