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LE VER LUISANT (Lampyris noctiluca) !
(Coléoptère Lampyridae)
 
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Accouplements ! 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), accouplement, photo 1. Lampyris noctiluca: accouplement accouplement de lampyres (photo 2 )
Chez les Lampyres les accouplements peuvent se prolonger des heures durant, voire une grande partie de la nuit. Ces couples ont été trouvés au petit matin, mais fort des observations précédentes les pariades diurnes me semblent tout à fait possibles. Vous noterez la variabilité de la taille des femelles, celle des mâles étant toujours beaucoup plus constante !
 
 
pré-accouplement de Lampyres trio de lampyres (photo 2 ) Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca),  "accouplement" de mâles !
à gauche: quand la partenaire n'est pas décidée, rien n'y fait !
au centre: l'essentiel est dit-on de participer ... reste à connaître l'avis de l'intéressé !
à droite: à défaut de femelles ...
 

 

Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  accouplement avec femelle hors normes, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  accouplement avec femelle hors normes, photo 2.
Cette très grande et grosse femelle, ainsi qu'une seconde à l'avenant, ont été prélevées à l'état larvaire en Octobre 2014. Maintenues en intérieur à 20° elles n'ont pas hiverné, et donc continué à s'alimenter et se développer. Là où des "colocatrices" ont logiquement "devancé l'appel" en passant adultes en janvier / Février 2015, ces larves ont achevé leur développement en Juin , comme dans la nature. A tort ou à raison j'ai soupçonné un stade larvaire surnuméraire, d'où une taille quelque peu hors normes, mais je ne sais si c'est possible.
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  accouplement avec femelle hors normes, photo 3. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  accouplement avec femelle hors normes, photo 4. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  accouplement avec femelle hors normes,  détail des extrémités abdominales.
 
 
La ponte ... et la suite !

On notera encore que notre Lampyre est si je puis dire un perfectionniste, car ses oeufs seraient eux-mêmes plus ou moins luminescents, ce qui une fois de plus sort à l'évidence de l'ordinaire. Je ne suis cependant pas persuadé du fait car selon mes propres observations ils ne le sont pas, y compris sous UV.

Logiquement précédée par l'accouplement, la ponte a lieu en juillet, avec incubation de l'ordre du mois. Le développement larvaire comporte 5 stades pour le mâle, et 6 pour la femelle (selon Naisse 1965-1966). Il demande une année pleine (juillet à juillet), et nécessite donc un hivernage de la larve, généralement à mi-développement, mais les écarts d' 1 ou 2 stades (en plus ou en moins) ne sont pas rares. L'activité et la poursuite du développement reprennent au printemps ... quand les escargots sortent eux-même de leur léthargie hivernale.

 
ponte de ver luisant (en terre) couple de vers luisants, avec sa ponte (partielle) couple de vers luisants, avec sa ponte (agrandissement de la précédente Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  oeufs avec allumette / échelle.
Les oeufs sont sphériques, jaunes, et plutôt fragiles. Sous réserve d'un minimum d'humidité ils sont déposés dans les endroits les plus divers,
tels que les interstices du sol (comme ci-dessus ), mais aussi dans la litière, la terre meuble, ou encore sous les pierres, les bois tombés, etc...
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  exemple d'oeufs, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  exemple d'oeufs, détail. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  exemple d'oeufs,  avec allumette / échelle Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  exemple de ponte. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca)  oeufs en gros plan.
 
 
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves naissantes  à divers stades de pigmentation, photo 1.  Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves naissantes  à divers stades de pigmentation, photo 2.................. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves néonates, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves néonates, photo 2.
ci-dessus: larves du jour ... comme il se dit des oeufs !
Les éclosions sont intervenues 3 semaines après la ponte, d'où un gain d'une semaine en regard de précédentes observations. Un "effet canicule" est probable, l'élévation de la température étant connue pour accélérer le développement ... la baisse du thermomètre le ralentissant ! à gauche: vrac de larves naissantes à divers stades de pigmentation; à droite: larves naissantes au terme de leur pigmentation. Vous noterez que ces larves néonates sont copies conformes de leurs aînées ... mais en miniatures !
 
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve juste née, sur allumette échelle, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve juste née, sur allumette échelle, photo 2 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve juste née, sur allumette échelle, photo 3................ Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve  néonate pigmentée, sur allumette échelle, photo 1 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve  néonate pigmentée, sur allumette échelle, photo 2 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larve  néonate pigmentée, sur allumette échelle, photo 3
à gauche: larves venant de naître, et donc totalement dépigmentées; à droite: larves naissantes, cette fois pigmentées.
Vous noterez que le "pygopode" est déjà utilisé. Il s'agit d'une sorte de 7e patte adhésive située à l'extrémité de l'abdomen (à voir en page 5).
 
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves  stade 1  "à table",, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves  stade 1  "à table",, photo 2 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca) , larves  stade 1  "à table",, photo 3
à gauche: tout premier repas; à suivre: larves néonates à l'assaut de petits escargots là aussi écrasés
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), curée de larves au 2e stade. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve au 2e stade............Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), curée de larves au 3e stade Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve au 3e stade
à gauche: curée de larves au 2e stade, et larve isolée idem; à droite: curée de larves au 3e stade, et larve isolée idem;
 
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larves au sortir  de l'hivernage. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larves en élevage. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larves à l'approche de la nymphose
à gauche: brochette de larves collectées au tout début d'Avril, pratiquement au sortir de l'hivernage; au centre: une partie de ces mêmes larves en élevage, "pelée" de mousse enlevée. à droite: tout venant de larves datant de la mi-Mai. Vous noterez les importantes différences de taille, les unes pouvant résulter d'un retard ou d'une avance de croissance, et les autres être liées au sexe. Les larves mâles arrivées à terme sont en effet beaucoup plus petites que celles des femelles en devenir ... d'où plusieurs nymphoses mâles quelques jours après cette photo !  

Exemple de mue larvaire !

Rappel ! à l'intention des naturalistes en herbe, ou des profanes, je rappelle que tous les insectes muent ( ou plus exactement leurs formes larvaires ! ), mais aussi qu'un insecte adulte ne grossit pas, et cela quelque soit l'importance de sa durée de vie et le volume de nourriture ingurgitée.

Compte tenu de la taille de la 1e larve ci-dessous présentée il s'agit certainement d'une future femelle, et non moins certainement du 6e et dernier stade larvaire. La ressemblance avec une nymphe (page suivante) est patente, du moins de prime abord, car la présence de mandibules bien développées évite toute confusion. Sans entrer dans le détail du très complexe processus de la mue, sachez que chez les Coléoptères ( et pas que ! ) la phase visible de l'exuviation débute toujours par l'ouverture dorsale de la "vieille peau" (au niveau du thorax), et cela quelle que soit la nature de la mue (larvaire, nymphale, ou imaginale). Les lampyres ne faisant rien comme tout le monde ( tels les anglais à en croire les mauvaises langues ! .. sorry ! ), l'ouverture est là aussi thoracique, mais par contre bi-latérale ... photos à l'appui !

 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, photo 2. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, photo 3. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, détail de la tête,  photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, détail de la tête,  photo 2 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), larve venant de muer, détail de la tête,  photo 3
ci-dessus : larve venant juste de muer, et donc non encore pigmentée. Les gros plans de la tête montrent les pièces buccales (et notamment les fortes mandibules falciformes), mais aussi les antennes et les yeux, ces derniers déjà nettement pigmentés; ci-dessous: illustration de la "chromatogenèse" (sur autre larve). Comme toujours la "montée" de la coloration est progressive, mais chez la larve du ver luisant elle est néanmoins rapide, puisqu' entre la 1e et la dernière photo 2 h 1/4 se sont écoulés (à 20°). Vous noterez que l'élévation de la température accélère le processus ... une baisse le ralentissant !
 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), chromatogenèse d'une larve, photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), chromatogenèse d'une larve, photo 2 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), chromatogenèse d'une larve, photo 3 Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), chromatogenèse d'une larve, photo 4  Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), chromatogenèse d'une larve, photo 5.
 
 
 
Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), exuvie larvaire,  photo 1. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), exuvie larvaire,  photo 2. Lampyre ou ver luisant (Lampyris noctiluca), détail d'une  exuvie larvaire.
Illustration de l'originale exuviation du ver luisant, par ouverture bilatérale de la zone thoracique
à gauche: mise à plat d'une mue ( limite "repassée" ! ) afin de montrer l'absence d'ouverture dorsale; au centre: autre mue, telle qu'abandonnée ( les "filaments" blancs correspondent aux trachées de l'appareil respiratoire, car chez un insecte tout ce qui est chitinisé mue ... et les trachées le sont ! ); à droite: en "baillant du bec" ( si je puis dire ! ), cette 3e mue illustre parfaitement la bilatéralité de l'ouverture.  
 
 
   
les pages entomologiques d' andré lequet : http://www.insectes-net.fr