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Andricus quercuscalicis, Andricus quercusramuli,
et Andricus dentimitratus (= viscosus) !
 
(suite des galles ou cécidies du chêne)
 
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Andricus quercuscalicis
galles de Cynips quercuscalicis (mi-juillet) galles de Cynips quercuscalicis (mi-juillet)
Ces galles (récoltées à la mi-juillet) se développent sur les glands, au point de souvent les entièrement recouvrir,
du moins quand ils sont de petite taille.
 
 
galles de Cynips quercuscalicis sur glands secs. galles de Cynips quercuscalicis sur glands verts. galles jumelles de Cynips quercuscalicis galles de Cynips quercuscalicis, orifices de sorties.
... et en APN !
de gauche à droite: 1)- aspect sur glands secs; 2)- sur glands verts; 3)- "duo" ou "galles jumelles" ; 4)- orifices de sorties ( d'origine ! )
 
 
galles galles de Cynips quercuscalicis (mûres)galles mûres (avec glands) duo de galles mûres
Courant août les galles d' Andricus quercuscalicis arrivent à maturité, se dessèchent, et tombent à terre. Comme ces images le montrent, le gland peut être "digéré" par la galle, tout comme il peut perdurer, et parfois même "nourrir" des galles en quelque sorte "jumelles".
 
 
galles de Cynips quercuscalicis:  mise en évidence du "cocon", photo 1. galles de Cynips quercuscalicis:  mise en évidence du "cocon", photo 2. galles de Cynips quercuscalicis:  "cocon" isolés. galles de Cynips quercuscalicis:  larve.
.... en APN là aussi !
de gauche à droite: 1 & 2)-"cocons" in situ; 3)- cocons extraits; 4)- larve.
 
 
galle ouverte avec "cocon" en place galle ouverte avec "cocon" en place (détail) cocons isolés de Cynips quercuscalicisparois de cocons
de gauche à droite: 1)- galles ouvertes avec cocons "in situ". 2)- idem, détail. 3 & 4)- cocons isolés.
(constituée de "sciure" agglomérée, la paroi de ces cocons est à la fois très mince et très résistante)
 
 
Que le gland perdure, ou ait été "absorbé" (comme ci-dessus), la galle présente toujours une cavité qui va se rétrécissant, la cheminée ainsi formée donnant sur l'extérieur afin de permettre la sortie de l'insecte adulte. A noter que les parois de ces galles se font boiseuses, et deviennent extrêmement résistantes.
 
 
larve et nymphe isolées de quercuscalicis adultes de Cynips quercuscalicis
à gauche: larve de quercuscalicis (à droite de l' image), et nymphe de parasitoïde (à gauche de cette même image).
à droite: adultes de quercuscalicis (extraits des logettes à la mi-novembre).
 

Andricus quercusramuli

Alerté par un voisin venant d'élaguer un chêne, au demeurant fort tardivement (mi-Mai), je suis allé voir ce qu'il décrivait comme des "boules de laine de mouton". J'ai ainsi découvert les fameuses et peu fréquentes "galles cotonneuses" d'Andricus quercusramuli ... une première pour moi ! ... et une p'tite dernière pour le site !

Comme vous le verrez, cette galle est "multi-loges", là où de nombreuses espèces hébergent un seul locataire. En toute logique les "galles HLM" sont généralement plus volumineuses, à l'instar des "pommes de chênes" (Biorhiza pallida), mais comme toujours il est des exceptions, telle la sphérique et robuste Andricus quercustozae qui atteint 35mm de diamètre, et abrite une seule logette en son centre.

Je ne sais si c'est la norme, ou s'il s'agit d'une simple tendance, mais les 5 galles présentement trouvées se développent autour et alentours de galles sexuées de Neuroterus quercusbaccarum, au point de parfois les englober. Si cette localisation n'est pas totalement fortuite, comme j'incline à le penser, je m'interroge sur les éventuelles incidences de cette "cohabitation": indifférence ? simple tolérance ? "échange de bons procédés" ? concurrence ? ... that is the question !

 
galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), vue générale d'une galle, photo 1. galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), vue générale d'une galle, photo 2 galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), vue générale d'une galle, photo 3. galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), vue générale d'une galle, photo 4. galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), vue générale d'une galle, photo 5.
Les bien nommées "galles cotonneuses" d'Andricus quercusramuli.
(photographiées à la mi-Mai, sur branches de chêne fraîchement élaguées)
 
 
galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), galle coupée en deux. galle cotonneuse (Andricus quercusramuli),  détail des logettes. ..............galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), exemple de galles satellites.
à gauche: vue d'ensemble d'une galle coupée en deux, et détail des logettes individuelles.
Vous noterez que ces dernières sont vides, le passage de la lame de cutter ayant été fatal pour les très jeunes et fragiles larvules.
à droite: exemple de galles "satellites", mais je ne saurais dire si elles sont en formation ... ou avortées !
 
 
galle cotonneuse (Andricus quercusramuli), avec galle de Neuroterus baccarum en son centre. Galle de Neuroterus baccarum, avec nymphe , photo 1. Galle de Neuroterus baccarum, avec nymphe , photo 2 Galle de Neuroterus baccarum, avec nymphe , photo 3.
à gauche: sur cet exemplaire, le bien visible "noyau central" a de suite attiré mon attention, mais à l'ouverture il s'est avéré totalement étranger à quercusramuli. Il s'agit en effet d'une autre galle, et en l'occurrence de la forme sexuée de Neuroterus quercusbaccarum ... avec "locataire" à l'état de nymphe avancée ! Vous noterez que cette dualité est également observable sur la plus grosse des galles qualifiées de satellites (cf. précédente série photographique).
 

Andricus dentimitratus (= viscosus)
 
La très jolie "galle Tchernobyl" (*) est commune en région méditerranéenne, et c'est la seule espèce (sur les 18 présentées) à ne point se trouver en Loire-Atlantique, là où je réside. Elle a la particularité d'être très "poisseuse" (d'où le "viscosus" mis en synonymie), et même de pouvoir "scotcher" les insectes qui s'y aventurent , attirés par la couleur ou encore par l'odeur.

Avant de largement dépasser le cadre régional, cette curieuse appellation a été donnée par les forestiers du sud-est, suite à une pullulation importante de cette galle dont le profil évoque un champignon atomique. C'était dans les années 90, et donc peu après l'explosion de Tchernobyl (26 avril 1986) … ceci expliquant cela !

(*) L'origine précise de cette appellation m'a été aimablement communiquée (septembre 2015) par Lilian MICAS, de l'ONF (Office National des Forêts). Avec tous mes remerciements !

 
Andricus dentimitratus ... galle d' Andricus dentimitratus galle d' Andricus dentimitratus ...ou "galle Tchernobyl"
 
 
les pages entomologiques d' andré lequet : http://www.insectes-net.fr