Depuis sa découverte en France, le frelon asiatique, alias le "frelon à pattes jaunes", a fait couler beaucoup d'encre, et c'est peu dire. De ce fait je risque fort d'enfoncer des portes ouvertes à répétition, mais cela a l'avantage de limiter les âneries ... ou de les partager ! Par ailleurs j'entends bien apporter la touche perso et le vécu qui font l'intérêt de mes "pages entomo" ... et semble-t-il leur succès ! ... en toute modestie comme il se doit !
Selon l'article initial faisant état de cette découverte (2), la bestiole nous serait arrivée accidentellement, via des poteries pour bonzaïs importées de Chine (région de Shanghai). Une ou plusieurs "reines" hivernantes y avaient trouvé refuge, et en toute logique les premiers nids (2) ont été découverts par l'importateur lui-même, près de Tonneins, en Aquitaine, au cours de l'hiver 2004-2005. Compte tenu de la saison ces nids étaient bien sûr abandonnés, mais à l'entendre notre importateur avait déjà vu tournicoter ce genre de bestioles dès le printemps.
Dans le même esprit, je ferais état de l'important travail de synthèse paru en 2011 (3), lequel traite de la biologie de ce frelon, mais aussi de l'étendue de sa progression (actuelle et prévisible), de son impact environnemental et apicole, de sa dangerosité, des moyens de lutte, et de bien d'autres choses encore.
(2) - Haxaire J., Bouguet J.-P., TamisierJ.-P., 2006. Vespa velutina Lepeletier,1836, une redoutable nouveauté pour la faune française (Hym., Vespidae). Bulletin de la Société entomologique de France, 111, 194.
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... l'européen !
l'asiatique (Vespa velutina) !

... sur camélia d'hiver !


Comme tous les Vespidae (entre autres) le frelon asiatique est du type "broyeur-lécheur", d'où la présence conjointe de mandibules aptes à broyer, et d'une langue apte à lécher ... comme dirait Mr de La Palisse !






Comme chez tous les Vespidae le nid se vide aux premiers froids, et les femelles survivantes (qualifiées de "reines" ou de "fondatrices") vont hiverner dans un arbre creux, un tas de bois, un coin de bâtisse, ou encore sous les mousses par exemple. Au printemps ces fondatrices vont se réactiver et entreprendre la création d'un nid (guère plus gros qu'une balle de ping-pong) comportant quelques cellules abritant de futures ouvrières. A leur émergence, ces dernières prendront alors la relève pour la confection du nid et les soins aux larves, la "reine" se contentant de pondre ... et le nid de grossir au prorata de ses occupants !
... d'un nid de frelons !

