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 Les DYTIQUES !
(Genres Dytiscus & Cybister, Coléoptères Dytiscidae)
 
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Page entomo rénovée ... 2003 / 2015 !
Intro !
 
Les Dytiques comptent parmi les plus rapides des insectes aquatiques, et ce sont surtout les plus gros carnassiers de cette entomofaune. Autant dire qu'ils règnent en maîtres là où ils élisent domicile, et qu'ils ne sont pas du genre à faire dans la dentelle. Au niveau de la taille et du volume, ils sont seulement surpassés par l'Hydrophile, le plus grand insecte aquatique d'Europe (voir page entomo), mais ce dernier est purement végétarien (du moins à l'état adulte), et il est plutôt du genre à barboter là où le Dytique évolue en "F1".
 
Présentation
 
Les Dytiques sont bien sûr des Coléoptères, et ils relèvent de la très vaste Famille des Dytiscidae, laquelle est largement répartie et représentée au niveau mondial. A elle seule la faune française comporte plus de150 espèces, toutes aquatiques et carnassières, tant à l'état adulte que larvaire.
 
Les grandes espèces indigènes sont peu nombreuses, moins d'une dizaine, et toutes appartiennent au Genre Dytiscus, à l'exception de "lateralimarginalis" (= roeselii), seul représentant français du Genre Cybister. Ces insectes sont souvent qualifiés de "grands Dytiques", ou encore de "vrais Dytiques", et ils se caractérisent par une forte homogénéité morphologique, voire même biologique. Bien entendu la taille est fonction de l'espèce, mais elle est le plus souvent comprise entre 25 et 35 mm, le rare "latissimus" dérogeant toutefois avec ses presque 45 mm. Par rapport à de nombreux insectes, la durée de vie des Dytiques est importante, de l'ordre de 2 ans en moyenne ... sauf "mauvaise rencontre" !
 
vue dorsale...Dytique bordé (Dytiscus marginalis), mâle vu de dessus.. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), mâle vu de dessous. ...et ventrale !
Exemple de Dytique, en l'occurrence Dytiscus marginalis (mâle!), ou Dytique bordé.
Clichés 2003 (améliorés ! ) ... pour le fun !
 
Nota: Compte tenu de cette homogénéité, et sauf mention contraire, le terme " Dytique" se rapportera pour ce qui suit à la fois aux Dytiscus et à notre Cybister. Dans le même esprit je me bornerais à la seule différenciation de ces 2 Genres (voir ci-après), celle des espèces proprement dites outrepassant largement le cadre censément restreint de ces "pages entomologiques".
 
Dytique bordé (Dytiscus marginalis), dans son élément, photo 1. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), dans son élément, photo 2. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), couple dans leur élément, photo 1. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), dans son élément, photo 3. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), portrait.
Dytiques en liberté ... surveillée ! 
ci-dessous à droite: les ventouses ( en action ! ) .... encore une invention de la Nature!
Dytique bordé (Dytiscus marginalis), dans son élément, photo 4. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), couple dans leur élément, photo 2. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), dans son élément, photo 5. ............... Dytique bordé (Dytiscus marginalis), couple dans son élément,  gros plan. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), détail patte ventouse.
 
 
Dytique bordé (Dytiscus marginalis), mâle en main, photo 1 Dytique bordé (Dytiscus marginalis), femelle en main. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), mâle en main, photo 2. Dytique bordé (Dytiscus marginalis), mâle en main, photo 3 autre espèce en main
Panel ... digital !
Les dytiques ne sont pas du tout agressifs, mais ils peuvent mordre assez douloureusement si vous les maintenez captifs main fermée.
 
 
Dytiscus ou Cybister ?
 
Le meilleur critère permettant de différencier les Dysticus du Cybister consiste en l'examen des éperons portés par les tibias des pattes postérieures. Ils sont fins et identiques dans le Genre Dytiscus, et très nettement inégaux (1 fin,1 large) chez le Cybister.
 
 
Dytique bordé (Dytiscus marginalis), éperons tibia postérieur, photo 1 Dytique bordé (Dytiscus marginalis), éperons tibia postérieur, photo 2...............Cybister lateralimarginalis, éperons du tibia postérieur.
 à gauche: Genre Dytiscus ! à droite: Genre Cybister
Lieux de vie
 
En règle générale les Dytiques affectionnent les eaux stagnantes, de préférence bien végétalisées (mares, marais, étangs) ou faiblement courantes. Bien qu'excellents nageurs, et c'est peu dire, ils se tiennent souvent aux abords des rives, c'est-à-dire là où la végétation et les proies sont le plus souvent présentes. Certaines espèces sont quasi ubiquistes, et donc très largement répandues. D'autres sont au contraire plus ou moins localisées. De la même façon il est des espèces très communes, et d'autres nettement plus rares.
 

Nager, voler, marcher ... ils savent tout faire !

La nage !
Les Dytiques sont de remarquables nageurs, et à cet effet ils sont parfaitement adaptés. Vous noterez leur forme en navette, particulièrement hydrodynamique, mais aussi l'aplatissement des membres pour une meilleure pénétration dans l'eau, et surtout la modification des pattes postérieures dites natatoires. Ces dernières sont en effet dotées de franges abondamment ciliées qui se replient lorsque l'insecte ramène la patte, et qui au contraire se déploient lorsqu'il la pousse, d'où une nette augmentation de la surface de la "rame", et donc de la force de propulsion.
 
 
Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  illustration  des facultés natatoires, photo 1 Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  illustration  des facultés natatoires, photo 2. Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  illustration  des facultés natatoires, photo 3. Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  détail des franges natatoires.
Evolutions de Dytique bordés, une des plus communes espèces... sinon la plus commune !
à droite: tarse abondamment et longuement frangé de patte natatoire.
 
 
Acilius sulcatus, en action de nage, photo 1. Acilius sulcatus, en action de nage, photo 2. Acilius sulcatus, en action de nage, photo 3. Acilius sulcatus, en action de nage, photo 4.
Tout comme les précédentes photos, ces Acilius sulcatus illustrent l'excellence de l'hydrodynamisme des dytiques (corps en navette aplatie),
et la non moins parfaite adaptation à la vie aquatique avec des pattes natatoires frangées particulièrement développées et performantes.
ci-dessous à gauche: mâle d'Acilius sulcatus; à droite: femelle, reconnaissable à ses élytres striés, et "velus".
Acilius sulcatus,, mâle, photo 1. Acilius sulcatus,, mâle, photo 2............... Acilius sulcatus, femelle. Acilius sulcatus, femelle, détail élytral.
 
 
 Le vol !
Dytique étalé, ailes ouvertes (collection)Les Dytiques sont aptes au vol, et ils volent même fort bien, avec une préférence pour le crépuscule ou à la nuit tombée. En fait, comme la vidéo ci-dessous le montre, il n'y a pas d'heure pour fuir un entomologiste un peu trop collant ... et donc pour "décoller" ! Bien entendu cette aptitude permet la propagation des espèces, mais aussi la recherche de lieux de vie appropriés, par exemple suite à une dégradation de leur habitat (assèchement, pollution, etc...).

Par contre je ne saurais dire si le "temps des amours" favorise ces envols, ni si les deux sexes volent à l'unisson, ou encore si le mâle est plus enclin à prendre son essor, ce qui est le cas chez certains insectes. Il semblerait que le temps orageux puisse stimuler les envols, tout comme il favorise les sorties diurnes du grand capricorne du chêne, insecte habituellement nocturne. A cela rien d'étonnant car ce genre de manifestion météorologique est connu pour ses influences sur les organismes et comportements ... y compris humains !

 
Dytique bordé (Dytiscus marginalis), en position d'envol. ..........Dytique bordé (Dytiscus marginalis), ouverture des élytres. ...Dytique bordé (Dytiscus marginalis), ouverture des ailes. ...Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  ailes en action.... Dytique bordé (Dytiscus marginalis), envol...........Dytique bordé (Dytiscus marginalis),  illustratiob du caractère hydrofuge des ailes.
au centre: l'envol du "Dytique bordé" (Dytiscus marginalis) ... à voir en vidéo ( plusieurs séquences ! ).
à gauche: dans la phase préparatoire, et alors que les ailes sont fermées, on ressent parfois une très nette et prolongée vibration. Bien qu'elle ne soit pas visuellement perceptible, elle doit correspondre à une sorte de "préchauffage" du mécanisme alaire, tel qu'il s'observe fréquemment chez les gros papillons nocturnes (sphinx notamment). Présentement, la bestiole "fait des pointes", d'où l'imminence du "décollage" ; à droite: au sortir de l'eau, les ailes membraneuses ne sont pas mouillées, ni d'ailleurs mouillables ( vérification sur le vif ! ), d'où une propriété hydrofuge réduisant d'autant le supposé temps de séchage (ou de "réflexion" ! ) avant envol.
  
les pages entomologiques d' andré lequet : http://www.insectes-net.fr