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- LE BOMBYX DISPARATE
(Lymantria dispar)
!
- (Lépidoptère
Lymantriidae)
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- (page 2 sur
3)
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- Intro
!
-
- Les mâles et femelles de ce
papillon sont si dissemblables, qu'ils paraissent appartenir
à des espèces totalement différentes,
d'où les dénominations de "dispar" et "disparate".
-
- Par-delà les arcanes de l'
Evolution, on pourrait d'ailleurs croire que Dame Nature a
bâclé son ouvrage, ou raclé ses fonds de
tiroirs, tant cette union apparaît de prime abord
discordante, voire même incongrue. Reste que ça
"marche", et parfois même trop bien !
-
-
- Présentation
-
- Comme Euproctis chrysorrhoea, ou
"Cul-brun" (voir page entomo.), Lymantria dispar relève de
la famille des Lymantriidae, laquelle est
représentée en France par une vingtaine
d'espèces. Comme lui encore il est susceptible de pulluler,
et comme lui enfin il peut s'avérer dommageable,
étant entendu que les dégâts sont
évidemment imputables aux seules chenilles.
-
- Le Bombyx disparate est très
largement répandu (pratiquement tout
l'hémisphère Nord !), et il se caractérise
par un dimorphisme sexuel très prononcé, portant
pour l'essentiel sur la coloration, et surtout la taille. Il n'a
qu'une génération annuelle (= monovoltin), et il
apparaît le plus souvent en juillet.
-
- Bien que très normalement
ailée, la femelle est incapable de voler, et elle se
traîne assez péniblement tant son abdomen
bourré d'oeufs est volumineux, et bien sûr pesant.
L'envergure alaire des femelles atteint 55 à 60 mm, et
celle des mâles est de l'ordre d'une quarantaine de
mm.
-
-

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- couple de Lymantria dispar
(mâle à gauche!), et détail du dimorphisme
antennaire (mâle en haut !)
-
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-
- comme on
dit......
.....c'est
fait pour !
-
-
-


- couple de Bombyx disparate vu de
profil, et étalé (début
juillet)
- Remarquer (entre autres !) le
volume de l'abdomen de la femelle, en regard de celui du
mâle
-
-
- une bedaine ....
....qui promet !
-
-
- Le mâle est par contre bon
voilier, et son vol zigzagant est observable de jour, d'où
le nom de "Zig-zag" donné à L. dispar par nos
voisins Suisses. La recherche de l' "âme soeur"
s'avère souvent pure formalité, d'autant que les
femelles vierges émettent de très attractives
phéromones sexuelles, et que les 2 sexes ne sont jamais
très éloignés eu égard à la
fréquente concentration de l'espèce.
-
- Comme le Cul-brun, et comme bien
d'autres espèces de papillons de nuit, la durée de
vie des adultes est très brève d'autant qu'ils ne
s'alimentent pas. En d'autres termes le mâle fait ce qu'il
doit faire, et c'est manifestement..."crevant" ! Quant à la
femelle, doublement "vidée" par la ponte (au propre comme
au figuré là aussi !), elle meurt très vite
d'épuisement.
-
- Les chênes sont
préférés, mais à défaut les
chenilles du "disparate" peuvent s'en prendre à de nombreux
autres feuillus forestiers, mais aussi fruitiers, y compris aux
espèces ornementales (genre prunus par exemple)
utilisées dans les alignements urbains. Je n'ai pas vu le
cas, mais certains conifères, comme les
mélèzes, seraient eux aussi
"attaquables".
-
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- Lymantria monacha (la "Nonne")
mâles: étalé et au repos
-
-
- A noter enfin qu'une espèce
voisine, la "Nonne" (Lymantria monacha), ci-dessus, a une biologie
très comparable. Elle est cependant plus septentrionale, et
le dimorphisme sexuel est nettement moins accusé. La
coloration est en effet identique, du moins dans la forme type, et
la différence de taille est nettement moindre. Dans la
région nantaise ce nocturne apparaît peu
répandu, voire rare (2 captures en 5 ans, du moins pour ma
part).
-
-
- la ponte
-
- Elle intervient le plus souvent très rapidement
après l'émergence, et on peut même dire que
mâles et femelles sont du genre "vite fait bien fait". A
titre d' exemple, j'ai trouvé une femelle sur sa ponte (aux
trois quarts émise) au petit matin, alors
qu'elle-même et le mâle étaient nés la
veille au soir, à quelques minutes d'intervalle. A noter
que cette "précipitation" est souvent le fait d'insectes
qui ne s'alimentent pas à l'état adulte, mais
là c'est particulièrement rapide.
-


- à gauche:
accouplement de Lymantria dispar...vu de dessous (afin de de
bien voir le volume respectif des abdomens
!);
- au centre: femelle
à pondre (l'émission complète demande 2
à 3 jours); à droite: ponte terminée
!
-
-

- le Bombyx disparate .....dans
ses oeuvres !
-
- Les oeufs sont à
l'évidence nombreux (de 300 à 500), et la
motricité réduite de la femelle, fait qu'elle pond
bien souvent là où elle est née, ou pour le
moins à peu de distance. Les oeufs sont
déposés sans véritable ordonnancement, sur
une épaisseur variant d'une à trois couches, et ils
sont "noyés" dans un feutrage constitué par les
poils abdominaux de la pondeuse. Ce même feutrage recouvre
la totalité de la ponte, laquelle forme une plaque
sensiblement ovalaire de quelques cm2, du moins sur support plan,
car le profil de la ponte est évidemment tributaire de
celui du support.
-
- Le développement embryonnaire est
rapide, mais la jeune chenille va rester cloîtrée
dans son oeuf durant les trois quarts de l'année, et en
l'occurrence de juillet à mars-avril. A noter que ce laps
de temps résulte de la conjugaison (sans transition), d'une
période d'estivation suivie de l'hivernage.
-
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- de gauche à droite: 1)-
autre exemple de ponte de Lymantria dispar (2 cm de
diamètre), décollée du support pour les
besoins de la cause; 2)- détail des oeufs en place;
3)- la ponte décortiquée (347 oeufs
dénombrés); 4)- ce qui reste de la
défunte pondeuse, après 5 jours et au final 426
oeufs émis, compte tenu d'une "resucée" de 79 oeufs.
Comparer le volume abdominal "après ponte", avec celui de
la femelle en accouplement.
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- les pages entomologiques d'
andré lequet
: http://www.insectes-net.fr
