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Cicadidae)
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la nutrition:
La vie de la cigale adulte est brève,
guère plus d'un mois, et elle se nourrit de la sève des
arbres, grâce à un rostre (ci-dessous) apte à
perforer l'écorce des jeunes rameaux.
tête, et rostre (1 cm), de L.
plebejus
(
sur insecte de collection !)
la ponte:
Les ufs, au nombre de 2 à 300,
sont le plus souvent insérés par lots de quelques
unités, dans des végétaux plus ou moins ligneux
et desséchés. Il peut s'agir de branchettes arbustives,
mais aussi de vieilles hampes florales d'ombellifères ou
d'asphodèles, ou encore de grandes tiges herbacées. En
fait il semble que l'insecte soit plus attaché à la
qualité du support (et en l'occurence à un certain
moelleux), qu'à sa nature proprement dite.
- "tarière"
(in situ) de L. plebejus
détail
de l'apex
- nota: cet organe de
ponte, également appelé "oviscapte" ou
"ovipositeur", permet la
- préparation du
réceptacle des oeufs, leur transit via une gouttière
interne, et bien sûr leur
dépôt.
-
la larve:
À l' éclosion,
généralement en septembre-octobre, les jeunes
"pré-larves" émergent, et muent quasiment dans la
foulée. Telle une araignée au bout de son fil, la jeune
larve peut rester appendue à une sorte de court filament avant
de se laisser choir au sol, et de s'y enfouir pour un
développement qui demandera plusieurs années (le plus
souvent 4). Tout comme l'adulte la larve possède un rostre lui
permettant de piquer les racines des arbres et arbustes, afin d'y
prélever les sucs nécessaires à sa
subsistance.
- Les cigales sont dites
"hémimétaboles", en ce sens que les
métamorphoses sont incomplètes puisque que le
passage de la larve à la nymphe âgée se fait
progressivement, au gré de mues successives (le plus
souvent 7).
-
- exuvie imaginale
d'une
nymphe de L. plebejus
- Au terme de sa vie souterraine la
"larve" de cigale (en fait la nymphe ci-dessus) gagne l'air libre
et grimpe sur la végétation environnante (grandes
herbes, buissons, etc
). Solidement agrippée elle y
fera alors sa mue dite imaginale, et donnera donc un insecte
parfait, c.a.d. apte à se reproduire, mais aussi à
chanter pour notre plus grand plaisir
.à condition
que ce soit un mâle!
-
-
- les pattes
fouisseuses:
-
- Les larves (et nymphes!) sont
dotées de pattes antérieures, dites fouisseuses,
très robustes et non moins élaborées
(ci-dessous). La mobilité de l'éperon terminal,
associée à sa position et à sa conformation
(apex acéré et bord interne tranchant), fait que la
patte est apte à creuser, à pincer, et à
cisailler (radicelles par exemple).
-
-

- Pattes fouisseuses de la "larve"
de L. plebejus
- (illustration de l'aptitude au
creusement, au pincement, et au cisaillement)
-
- A noter que le cisaillement
apparaît d'autant plus efficace que la partie opposable
à la lame de l'éperon est elle même
tranchante, et de surcroit denticulée pour assurer une
meilleure prise. Les 2 lames glissant l'une contre l'autre on
retrouve le principe du sécateur, ou de la cisaille
à volaille, les lames de ces engins étant d'ailleurs
très souvent crantées pour éviter le
glissement . Au final, et une fois de plus, la notion de bionique
(étude de processus biologiques en vue de leur
transposition à des fins industrielles) s'en trouve
illustrée.
-
En guise de
conclusion.....
je ferais état d'une cigale
d'Amérique du Nord (Magicicada
septemdecim)*,
car la bestiole en question détient un très
étonnant record. De fait son développement larvaire, et
donc souterrain, demande 17 ans, et en outre la cigale adulte ne vit
que quelques heures, puisqu'elle naît au crépuscule,
pour périr dans la journée qui suit, après avoir
assuré la pérennité de son
espèce.
Il faut également savoir que les
émergences sont massives, et donc parfaitement
synchronisées, ce qui témoigne de la fabuleuse
précision d'un rendez-vous pourtant fixé par la Vie 17
ans auparavant.
Au final, et je pense que vous en
conviendrez, on ne peut que rester confondu devant l'étrange
destinée de cet insecte.
- (*) Une excellente, et
très étonnante séquence consacrée
à cette espèce est passée dans le cadre d'une
très ancienne émission
télévisée (C+) intitulée "Si nous
étions des animaux", avec pour sous-titre "l'illusion du
temps".
-
-
FIN
-

- les pages entomologiques d'
andré lequet
:
http://www.insectes-net.fr