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- le GRAND PAON de
NUIT (Saturnia pyri) !
- (Lépidoptères
Saturniidae)
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- (page 4 sur
4)
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agrandissements faire "page précédente" dans votre
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- La
chrysalide
-
- Les chenilles "coconnent" en
juillet-août, passent l'hiver ainsi, et les papillons
éclosent en Avril-Mai de l'année suivante....du
moins en principe. De fait, et aussi surprenant que cela puisse
paraître, les chenilles issues d'une même ponte, et
élevées dans les mêmes conditions, peuvent
éclore sur 3 années. En d'autres termes, une
chenille de 2005 donnera son papillon en 2006, ou 2007, voire 2008
!
-
- Le "comment" reste à ma
connaissance à trouver, mais le "pourquoi" serait en
quelque sorte une "invention de la Nature" visant à
préserver la pérennité de l'espèce.
Vous l'aurez compris la Nature ne met jamais tous ses oeufs dans
le même panier, la plus simple et classique des parades
étant l'augmentation du nombre des oeufs, là
où la prédation est importante. L'inverse est
d'ailleurs tout aussi exemplaire, car dans les cas extrêmes
les oeufs peuvent se compter sur les doigts de la main, lorsque la
prédation est nulle ou presque.
-
-

- de gauche à droite: 1)-
cocons de Grands paons ouverts, montrant les chrysalides "in situ"
; 2)- chrysalides, après extraction 3)- En
vue de face la chrysalide du Grand paon à des allures ....
"pharaonesques"; 4)- le "crémaster" est un miniscule
organe, plus ou moins crochu, permettant l'ancrage de la
chrysalide dans le cocon.
-
- Le sexe des chrysalides
!
-
- C'est certes jouable, mais plutôt
affaire de "pro", car rarement évident. Le Grand paon est
un bon exercice pour appréhender la chose, encore que ses
chrysalides soient plus ou moins sexables au "pif", en raison
d'une relative différence de forme et de taille ... une
certaine habitude étant là encore nécessaire
!
-
- J'ajouterais que "décoconner"
rime parfois avec "déconner", car par-delà une
protection purement mécanique, le cocon fait officce de
régulateur thermique et hydrique. Il est toutefois possible
de compenser, mais il serait prétentieux de vouloir se
substituer à la Nature sans risquer quelques
déboires, plus ou moins proportionnels à la
durée du ...."démaillotage" !
-
- à gauche: les
futures antennes sont nettement perceptibles sur les chrysalides
(mâle en bas) mais la différence est beaucoup moins
évidente que sur l'insecte adulte; au centre:
extrémité abdominale de la femelle; à
droite: extrémité du mâle.
- (un fléchage , sur
agrandissements, situe les zones génitales à
considérer)
-
- la mue nymphale ... dans
tous ses états !
-
- C'est le passage de la chenille à
la chrysalide, passage qui chez le Grand paon se fait bien
sûr à l'intérieur du cocon, et donc à
l'abri des regards ... sauf quand j'en décide autrement
....d'où les images ci-dessous, y compris celles concernant
la maturation de la chrysalide proprement dite !
-
- Les préliminaires, si je puis
dire, sont longs chez pyri, au point qu'une bonne dizaine de
jours, voire plus, peuvent s' écouler entre la confection
du cocon, et le passage effectif à la chrysalide, lequel ne
demande qu'une poignée de minutes, dès lors que le
processus est enclenché. La sclérification, c'est
à dire le durcissement de la jeune chrysalide demande
également plusieurs jours.
-
-
-

- la mue nymphale de la chenille
de Grand paon !
- de gauche à droite: 1)- sa
soie épuisée la chenille est redevenue verte
....provisoirement; 2)- la peau (mue) de la chenille vire
au jaune et commence à se décoller; 3)- le
décollement continue, la peau se déchire au niveau
du thorax, et la chrysalide commence à apparaître;
4)- le dégagement de la chrysalide
s'accentue;
-
-

- suite, et toujours de gauche
à droite: la mue nymphale de la chenille de Grand
paon
- 5)- le dégagement de la
chrysalide se poursuit, et dans le même temps la vieille
peau (mue) de la chenille est refoulée vers
l'extrémité abdominale; 6)- la chrysalide est
presque dégagée; 7)- fin de la mue nymphale
proprement dite, avec abandon de la dépouille
larvaire.
-
-
-

- la chrysalide fraîchement
formée est particulièrement fragile, car très
molle, pour ne pas dire totalement
inconsistante.
- L' acquisition de la
dureté (= "sclérification" = "chitinisation" ) se
fait progressivement, parallèlement au brunissement du
tégument.
-
-
- Quand tout se passe bien
!
-
- Tout arrive pour qui sait attendre, y
compris les éclosions du Grand paon.... même si la
bestiole peut se faire désirer durant 3 ans, comme
déjà précisé. Les éclosions se
produisent généralement en milieu d'
après-midi, ce qui permet à la bestiole de reprendre
ses esprits, et surtout de sécher ses ailes avant la nuit,
et sa nouvelle vie.
-
- Le mâle prendra son essor le soir
même, et la femelle restera sur place en l'attente
d'être fécondée. L'accouplement peut se
prolonger la nuit durant, et même au-delà. La ponte
suivra, en partie avant l'envol, car la femelle a besoin de
s'alléger avant de .... décoller !
-
- Naissance d'un Grand paon ....
.... la patience récompensée !
- la seconde "S", de l'heure "H",
du jour "J"
- Le ramollissement significatif
de la cuticule de la chrysalide est le premier signe
"annonciateur" d'une émergence dans les 24 à 48
h.
- Quand le contour de la "porte"
devient beige, et donc bien visible, c'est l'affaire de quelques
heures, voire nettement moins selon
avancement.
- L'ouverture se fait d'un coup (
autant dire que ça ne prévient pas ! ) et le
papillon s'extrait dans la foulée.
-
-

- à gauche et au centre:
Grands paons venant d'éclore (en phase de
déploiement et de séchage); à droite:
duo venu visiter mon piège lumineux. Si tout se passe bien
(nul n'est à l'abri d'une "cata") une éclosion
séquencée sera présentée, mais pour
cela il faudra attendre le prochain mois de Mai, ... car c'est
Dame Nature qui commande !
-
-
- Pour info !
-
- a)- les crottes
!
-
- Elles sont évidemment à la
mesure de la taille de l'espèce, mais aussi du stade de
développement de la chenille. Elles sont fréquemment
cannelées, aisément identifiables, et pour peu que
sol soit suffisamment dégagé, elles constituent un
excellent indice pour déceler la présence de
chenilles dans un arbre ou un arbuste. Pour autant ce n'est pas
partie gagnée, car localiser la bestiole n'est jamais
évident, surtout si elle est plus ou moins
mimétique. J'ajouterais que la "fraîcheur" de
l'excrément, aisément appréciable au toucher,
permet évidemment d'affiner la recherche
!
-
-
- crotte....
....re-crottes !
....et re-recrottes ! 
- remarquer, à droite,
l'énormité des crottes fraîches de la chenille
de Grand paon à terme.
- Autant dire que les
"déjeuners" de la bestiole sont à la mesure
!
-
-
- b)- le pire qui puisse
arriver !
-
- Il s'agit de la bien nommée
"flacherie", maladie virale très contagieuse et
meurtrière, particulièrement redoutée des
magnaneries, et plus généralement de tout
éleveur de papillons. A terme elle se traduit par le
ramollissement des chenilles, au point qu'elles deviennent
complètement flasques ("flache" en ancien français,
d'où le terme de "flacherie"). Vous noterez qu'il est de
vraies flacheries, et donc des fausses, mais que le final se
vaut.....comme ci-dessous !
-
-
- la "flacherie"....une vraie
"vacherie" !
aussi démonstratif, et moins préjudiciable
!
- Pardonnez la formule, mais c'est bien le
pire qui puisse arriver dans un élevage. Cela étant,
convenez qu'une chaussette à cheval sur un fil à
linge ne saurait mieux décrire la chose, et sachez que je
m'en serais volontiers contenté. C'était en 2005, et
fort heureusement 2006 s'est mieux passé, d'où des
compléments substentiels apportés à la page
entomo initiale !
-
- c)- ne pas confondre
!
-
- Le Petit Paon de nuit, ( Saturnia
pavonia ), n'excède pas les 7 à 8 cm d'envergure,
soit la moitié de son "grand frère". Ce papillon
apparaît tôt en saison (Avril), et si la femelle est
essentiellement nocturne, le mâle vole très
activement de jour. Pour en savoir plus ... voir site
!
-
-

- duos de femelles.... sous la
toise !
- le Grand paon est vraiment grand
.... et le Petit paon vraiment petit !
-
- Pour conclure
....
-
- Au terme d'une "page entomo"
particulièrement "copieuse", et je l'espère
intéressante, vous me permettrez un petit clin d'oeil du
côté de la Bionique !
-
- Reconnaissez en effet que le principe du
diffuseur, tout comme celui de la nasse, ont été
inventés par la Nature, et ce bien avant l'homme. Par la
même occasion, sachez que la roue est la seule invention
humaine, et je dis bien la seule, car du bouton pression au
velcro, en passant par la fermeture éclair, tout,
absolument tout, se trouve dans la Nature !
-
-
FIN
-

- les pages entomologiques d'
andré lequet
:
http://www.insectes-net.fr