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- La PROCESSIONNAIRE
du PIN !
- (Thaumetopoea
pityocampa, Lépidoptère
Notodontidae)
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- En fin d'hiver, dès les premiers beaux jours, les
chenilles reprennent leur activité selon le même
protocole, ce qui les amènera au cinquième et
dernier stade. À son terme, et cette fois de jour, les
chenilles quittent alors l'arbre nourricier, et ces ultimes
"processions" sont dites de nymphoses. Suivant les régions
elles s'observent de fin mars à la mi-mai.
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- chenilles en "procession" , la
file peut atteindre plusieurs mètres.
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- La nymphose
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- Elle a lieu dans le sol, généralement à
faible profondeur (de l'ordre de quelques cm), et le plus souvent
les chenilles ne s'éloignent guère de l'arbre
nourricier. Les trous sont creusés individuellement, mais
regroupés sur des surfaces réduites, ce qui
témoigne là encore du grégarisme de ces
chenilles.
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- La nature du sol importe peu, et à titre d'exemple j'ai
vu des chenilles creuser avec succès un sol argileux
très sec et caillouteux, et de surcroît
particulièrement compacté puisqu'il s'agissait d'une
cour d'immeuble faisant office de parking.
-
- Une fois le trou creusé à sa convenance la
chenille tisse un cocon (ci-dessous) puis elle s'y nymphose.
Suivant la région, le papillon émergera de sa
chrysalide entre fin juin et début août, puis le
cycle biologique pourra alors recommencer.
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- de gauche à droite: -
Cocons de Th. pityocampa (celui du haut a été
débarrassé de son agglomérat terreux);
- Cocon ouvert et chenille en pré-nymphose; -
Chrysalides ( les plus claires sont très récentes,
et donc non encore complètement pigmentées, ni
durcies).- Chrysalide "finie", autrement dit bien
sclérifiée, en vue ventrale. A noter la
différence de taille des chrysalides, les plus grosses
étant généralement celles de futures
femelles.
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- Les poils
urticants
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- Contrairement à une idée reçue la
pilosité apparente de ces chenilles n'est pas en cause. En
fait les poils urticants sont à la fois extrêmement
nombreux et petits (1 à 2/10 de mm), et tel un feutrage ils
tapissent des invaginations tégumentaires situées
sur la partie dorsale des segments abdominaux. Ces plages
urticantes, appelées des "miroirs" (ci-dessous),
s'ébauchent au 3 èm stade larvaire et atteignent
leur plein développement au 5 èm et dernier.
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- localisation des "miroirs", et
détail de ces plages urticantes (sur chenille
"active").
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- Sur chenille en pré-nymphose
avancée le tégument est noirâtre, comme
parcheminé, et toute la pilosité est tombée,
y compris les poils urticants. Une légère
insufflation permet de bien mettre les "miroirs" en
évidence, du moins ce qu'il en reste.
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- apex de poil urticant
(d'après cliché en microscopie électronique
à balayage)
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- Lorsque la chenille est excitée,
dérangée, ou agressée, les zones urticantes
"s'ouvrent" et libèrent les poils proprement dits. Ils
ressemblent à de minuscules harpons, avec une partie basale
aiguë, et un apex doté de barbules
acérées (clichés ci-dessus) qui tel
l'ardillon d'un hameçon permettent la
pénétration, mais s'opposent à l'extraction.
Par-delà un effet purement mécanique ces poils sont
enduits d'une sécrétion qui provoque de très
intenses démangeaisons.
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- Ces réactions cutanées sont certes très
désagréables, mais généralement sans
conséquences fâcheuses. À noter au passage
qu'elles siègent principalement là où
l'épiderme est le plus fin, et donc le plus
vulnérable (ex: espaces interdigitaux, intérieur des
poignets et des avant-bras, cou, etc...). A noter encore que la
transpiration est un facteur éminemment favorisant car la
peau s'en trouve quelque peu "ramollie", et dans le même
temps les poils urticants y "collent" plus aisément.
-
- Par-delà l'aspect cutané il faut se
défier des atteintes pulmonaires, et surtout oculaires, car
elles peuvent être infiniment plus dommageables. Concernant
l'il, et indépendamment des effets immédiats
aisément imaginables, il faut savoir que ces minuscules
"corps étrangers" sont susceptibles de migrer et de
provoquer à long terme des lésions très
sévères.
- A noter enfin que les animaux domestiques ne sont pas à
l'abri, et que les herbivores (sauvages ou d'élevages) sont
aussi très vulnérables par ingestion d'herbe
"souillée" par ces "lancettes" urticantes.
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- les pages entomologiques d'
andré lequet
:
http://www.insectes-net.fr