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- La PROCESSIONNAIRE
du PIN !
- (Thaumetopoea
pityocampa, Lépidoptère
Notodontidae)
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- Présentation
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- La "processionnaire du pin", Thaumetopoea pityocampa,
est un papillon nocturne de la famille des Notodontidés. La
chenille se développe de préférence sur le
Pin noir d'Autriche, le Pin laricio, et le Pin maritime. À
l'occasion elle peut se rencontrer sur le Pin sylvestre, le Pin
d'Alep, et plus rarement sur les Cèdres. Thaumetopoea
pityocampa est surtout connue pour le caractère
extrêmement urticant de ses chenilles, et par le fait que
ces dernières se déplacent toujours à la
queue leu leu, d'où le nom vernaculaire de
"processionnaire" donné à ce papillon.
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- papillon et chenilles de la
Processionnaire du pin ( Thaumetopoea
pityocampa).
- nota: il s'agit là de
chenilles prélevées en phase
hivernale.
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- L'espèce est surtout fréquente autour du bassin
méditerranéen, et le long de la côte
atlantique. Elle peut parfois y pulluler, et causer des
dégâts considérables. En pareil cas la
défoliation est en effet sévère, ce qui
génère un dépérissement des rameaux,
et partant un affaiblissement des arbres. Il s'ensuit
évidemment une plus grande vulnérabilité aux
maladies, mais aussi aux parasites que sont par exemple les
Scolytes ou encore les Bostryches (insectes
Coléoptères).
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- Le papillon
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- Thaumetopoea pityocampa
(ci-dessous) a une envergure
de l'ordre de 35 à 40 mm . Cette espèce n'a qu'une
génération annuelle (= monovoltin), et suivant les
régions elle apparaît de la fin juin à la
mi-août. Comme déjà dit c'est un papillon
nocturne, autrement dit un hétérocère, par
opposition aux rhopalocères qui eux sont diurnes. À
noter au passage que cette terminologie fait
référence à la forme des antennes, le plus
souvent filiformes ou pectinées dans le premier cas, et
toujours terminées en massue dans le second. Comme chez de
nombreux insectes la durée de vie est brève, et
comme chez beaucoup de papillons nocturnes, cette espèce ne
s'alimente pas. Sa seule préoccupation, si je puis dire,
est donc de perpétuer l'espèce.
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- couple de Processionnaire du
pin, et dimorphisme antennaire
- La femelle (à gauche) se
reconnaît aisément à son abdomen volumineux ,
cylindrique, avec l'apex noir. Le mâle est plus petit, et
son abdomen plus étroit, avec un pinceau de poils
écailleux à son extrémité. Les
antennes du mâle (à droite et en haut ) sont en outre
longuement pectinées, contrairement à celles des
femelles qui sont quasi filiformes (en dessous).
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- La ponte
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- Elle suit bien sûr l'accouplement, et elle comporte de
100 à 300 ufs en moyenne. Ces derniers sont
déposés en rangées plus ou moins
parallèles autour de petits rameaux, ou à la base
des aiguilles de pin. Dans le même temps ils sont recouverts
d'écailles très régulièrement
disposées (illustration à fond bleu), que la femelle
prélève sur son extrémité abdominale.
Au final les pontes forment de très typiques manchons plus
ou moins roussâtres de 2 à 3 cm de longueur, du moins
sur aiguilles de pins (ci-dessous).
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- pontes de processionnaires
(Thaumetopoea pityocampa) sur aiguilles de
pin
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- détail du
recouvrement écailleux de la ponte, et mise en
évidence des oeufs
-
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- en y regardant
....
...de
plus près !
- En fait 1 ou 2 écailles
sont collées (et orientées!) sur chaque oeuf, et
c'est l'ensemble qui constitue le "manchon". A noter qu'il plus
facile de dissocier les choux caramélisés d'une
"pièce montée", que de dissocier les oeufs de la
processionnaire!
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- La chenille
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- L'éclosion des ufs survient de 4 et 6 semaines
après la ponte, et les chenilles resteront groupées
tout au long de leur développement en raison de leur
très strict grégarisme.
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- chenille en phase hivernale
(4
èm et avant-dernier stade larvaire)
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- Les chenilles naissantes vont d'abord s'alimenter au
détriment des aiguilles avoisinant la ponte, puis le groupe
va aller de place en place, au gré des besoins
nutritionnels. Chaque déplacement donne lieu à
l'élaboration d'un pré-nid très succinct
constitué d'un simple réseau soyeux où la
colonie trouve refuge.
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- L'arrivée au 4 èm stade larvaire survient en
Octobre, et elle se traduit par l'élaboration d'un nid
volumineux, et définitif, où les chenilles passeront
l'hiver. Le plus souvent situés aux
extrémités des branches, ces nids soyeux ont
l'aspect de bourses plus ou moins piriformes, ou encore de
manchons (ci-dessous). Ils sont très typiques, et aussi
très visibles en raison de leur relative
blancheur.
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- Nids définitifs:
piriformes, et en manchon.
- (le sécateur donne une
bonne idée des dimensions d'un nid)
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- cime d'un pin
très attaqué
- chez un voisin ....avant
intervention!
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- En l'attente des premiers frimas les chenilles quittent le nid
pour aller s'alimenter sur les branches environnantes. Ces sorties
sont toujours nocturnes, et toujours en files indiennes. Au fil de
soie émis par la chenille de tête, s'accolent ceux
secrétés par les suivantes, et l'ensemble de ces
fils dits conducteurs permet aux chenilles de se regrouper
après la prise de nourriture, et de regagner leur nid
(toujours à la queue leu leu!), où elles passeront
la journée.
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- les pages entomologiques d'
andré lequet
: http://www.insectes-net.fr
