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- la PHALÈNE
du SUREAU (Ourapteryx sambucaria) !
- (Lépidoptère
Geometridae)
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- La chenille .... le
développement !
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- La chenille naissante est à la
mesure des oeufs, et donc très petite, mais sa plus
évidente particularité est qu'elle ne tient pas en
place. C'est d'ailleurs peu dire car il est carrément
impossible de la photographier, sauf à user d'artifices
pour la "ralentir" ( tel le passage au frigo par exemple ). De ce
fait vous n'aurez pas la traditionnelle chenillette naissante
chevauchant son allumette, mais seulement une fin de premier stade
larvaire ( ci-dessous à gauche ! )....et croyez-moi c'est
déjà un exploit !
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- Compte tenu de l'immobilisme diurne des
chenilles plus âgées, et d'une mobilité
nocturne fort réduite, je pense que cette juvénile
"bougeotte" est de nature à favoriser la dispersion des
bestioles, le groupe ne favorisant pas la discrétion ni
l'expression individuelle du mimétisme ( à titre
d'exemple, une troupe de soldats a peu de chance de passer
inaperçue si les hommes restent groupés
...fussent-ils en tenue "camouflée" ! ).
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- Sachez enfin que la jeune chenille
hiverne sur l'arbre ou l'arbuste nourricier, où elle
profite le plus souvent des anfractuosités de
l'écorce pour se dissimuler et se protéger. La
reprise d'activité se fait classiquement au printemps, avec
poursuite du développement jusqu'à la
nymphose.
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- chenilles
naissantes !
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- à gauche: chenille
en fin de premier stade larvaire;
- à suivre :
exemples de seconds stades attablés ( seul le "parenchyme"
des feuilles de lierre est attaquable par les jeunes
mandibules)
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- chenilles
à mi-développement !
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- Sur ces différentes
photos on voit bien les très typiques "boucles
ambulatoires",
- imposées par les
particularités morphologiques de ce type de chenille.
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- chenilles "adultes"
!
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- Au maximum de leur taille, soit 50
à 60 mm en extension, elles sont guère plus longues
et plus grosses qu'une allumette standard. Dans la journée,
l'immobilité, la rectitude, et la rigidité, sont de
règle, l'ancrage sur le support étant assuré
par les puissantes pinces formées par les " pattes
ventouses " ( détail ci-dessous à gauche ! ).
Histoire de faire bonne mesure, et d' encore mieux mimer une
brindille, les pattes antérieures sont également "
escamotées ", par placage sur l'avant-corps. A
l'extrême droite : les protagonistes des clichés
" en main " n'ont que très modérément
apprécié ...la manipulation !
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- détails
morphologiques
-

- de gauche à droite: 1 &
2)- détail des " pattes ventouses " anales, et de la
seule paire abdominale ( les 3 précédentes
étant absentes chez les Geometridae, comme
déjà dit ); 3)-
tête et avant-corps en vue ventrale, les pattes s'escamotant
complètement en position " brindille "; 4 & 5)-
vue dorsale, et latérale, de la tête.
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- La nymphose
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- Elle a lieu en Mai-Juin, après
hivernage et fin de croissance de la jeune chenille. Les cocons,
très aérés et fragiles, sont
constitués de petits morceaux de feuilles mortes,
découpés par la chenille et très
succinctement assemblés par quelques fils de soie. Ces
curieux cocons sont appendus sous les branches, les branchettes,
ou le feuillage nourricier, et là encore l'amarrage
très ténu se limite vraiment à
l'essentiel.
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-
.
- exemples de cocons ...et de
chrysalides !
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- En guise de conclusion ....
-
- En matière de mimétisme je dirais qu'il faut
savoir raison garder, et donc ne pas lui attribuer plus de vertus
qu'il n'en mérite ...ni lui dénier les avantages
qu'il peut effectivement conférer. En d'autres
termes, et vous l'aurez compris, il n'est pas toujours
évident de faire la part des choses, d'autant que notre
perception des bestioles dans leur environnement n'a pas grand
chose à voir avec celle du prédateur en quête
de sa proie attitrée ....ou de la proie face à son
prédateur !
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- gags !

- Dans la végétation, le
phasme de cette " page entomo " avait bien peu de chances
d'être découvert ( et de passer à la
postérité ! ), mais il a eu la très mauvaise
idée de venir prendre un bain de soleil sur le mur blanc de
la maison ! A droite : ce joli papillon de nuit, la Runique
( Dichonia aprilina ), est quasi invisible ...mais c'est moi qui
l'ai mis sur le lichen d'un pêcher mort ...après
l'avoir trouvé là aussi sur le mur blanc du toit
familial ....où il se voyait évidemment comme le nez
au milieu de la figure !
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-
FIN
-

- les pages entomologiques d'
andré lequet
:
http://www.insectes-net.fr