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les Bousiers de Notre-Dame !
 
quelques bousiers (copris, géotrupe, minotaure)C'était il y a bien longtemps, mais ce pourrait être aujourd'hui.....
C'était en Vendée, mais ce pourrait être ailleurs......
 
Le jeu de mots est certes facile mais avec les bousiers il est évident qu'une entrée en matière s'impose. Elle permet en effet d'entrer de plain-pied dans le vif du sujet (à l'occasion préférez le gauche ça porte bonheur !), et elle donne en outre matière à réflexion, ce qui va de soi !
 
Nous étions dans les premiers jours de juillet, et filets en mains, Michel Coupat ( mon Maître es-entomologie! ) et moi-même attendions le crépuscule et en l'occurrence la sortie du fameux hanneton foulon (Polyphylla fullo). L'heure était tardive, la plage totalement désertée, et nous arpentions la dune en glanant ça et là quelques menus insectes, histoire de réfréner notre impatience.....
 
C'est alors que j'attrape au vol un Géotrupe (gros bousier) d'une espèce habituellement peu fréquente. De suite notre attention s'est évidemment portée au plus près de la plage, là où nous savions trouver ce qu'il est convenu d'appeler des " étrons ".
 
Faute d'installations adéquates ils étaient effectivement nombreux et ponctuaient classiquement les endroits permettant un relatif isolement, en l'occurrence les massifs d'oyats et les petites cuvettes au revers de la dune bordant la plage....
 
Le spectacle, si je puis dire, était assez cocasse et surtout très révélateur. De fait, là où nos bousiers œuvraient de concert, à moins que ce ne soit concurremment, les étrons en question oscillaient en tous sens, preuve patente d'une intense activité sous-jacente.....
 
Rejeté latéralement le sable ourlait progressivement l'excrément, et ces déblais retombaient d'eux-mêmes sur une " chose " qui s'enfonçait littéralement à vue d'œil, pour finalement disparaître et laisser place nette.....
 
Dès lors on aurait pu croire l'ouvrage terminé, mais pour nos bousiers il ne faisait que commencer, car là, sous le sable, ils allaient devoir s'employer à nidifier et ainsi perpétuer l'espèce....
 
Pour clore cet édifiant exemple je vous laisse imaginer l'afflux estival des vacanciers, mais aussi le degré de pollution olfactive et visuelle qui s'en suivrait si ces insectes n'étaient pas là pour éliminer.... ce que nous mêmes éliminons !
 
 
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