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les CARABES de FRANCE !
(Coléoptères Carabidae)
 
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14)- Carabus (Oreocarabus) putzeysianus -le "Carabe de Putzey"-
 
Plus italien que français, ce carabe occupe "en pointillé" la région frontalière des Alpes-Maritimes (06) et des Alpes-de-Haute-Provence (04). Plutôt petite, à peine 25mm, cette espèce se complait dans les prairies alpines calcaires, entre1700 et 2700m. Comme souvent chez les carabes alticoles, putzeyzianus se rencontre fréquemment au plus près des névés lors de leur fonte, pour ensuite se disperser et chercher refuge dans la végétation (rhododendrons par exemple).
 
Quatre natios, parfois considérées comme des sous-espèces, se partagent le terrain. Ce carabe est le plus souvent bronzé, mais il peut se faire cuivré, ou encore verdâtre, et moins fréquemment ardoisé. La bestiole n'est pas rare, et peut même être commune, tout en étant souvent localisée.
 
le "Carabe de Putzey" .... Carabus (Oreocarabus) putzeysianus.... Oreocarabus putzeysianus !
natio putzeysianus !
La Madone de Fenestre (06), 2300m
 
 
15)- Carabus (Oreocarabus) fairmairei -le "Carabe de Fairmaire"-
 
Cet autre frontalier "déborde" plus largement, et il fait suite au précédent vers le nord, puisqu'il se situe pour l'essentiel dans les Hautes-Alpes (05). C'est également un alticole, mais là c'est un hôte des prairies alpines acides, et non calcaires comme le précédent. Le "Carabe de Fairmaire" est plus petit ( 20mm ) et trapu que putzeysiabus, mais la gamme des colorations est très comparable. Quatre natios différencient là aussi des variantes morphologiques souvent assez subtiles.
 
le "Carabe de Fairmaire" ....Carabus (Oreocarabus) fairmairei.... Oreocarabus fairmairei !
natio fairmairei !
Abriès (05)
 
 
16)- Carabus (Oreocarabus) sylvestris -le "Carabe sylvestre"-
 
Outre son très lumineux bronzé cuivreux, ce carabe est joliment doté d'un lustre aux reflets soyeux très prononcés. De taille moyenne, de l'ordre de 25 mm, le "Carabe sylvestre" est un forestier, comme son nom le laisse augurer. Il vit le plus souvent entre 1000 et 1500m, et il est connu de l'Ain (01), du Doubs (25), et du Jura (39).
 
En France, ce carabe d'Europe moyenne est en limite de répartition, et il est représenté par la sous-espèce guyicolasi. Bien qu'elle soit susceptible de varier en d'autres lieux, la coloration de cette espèce semble très constante en France, hormis de possibles variations mineures.
 
le "Carabe sylvestre" ...Carabus (Oreocarabus) sylvestris .... Oreocarabus sylvestris !
ssp. guyicolasi !
Forêt de Métabief (25), mais aussi, par exemple, Jougne et le col de l'Aiguillon.
 
 
17)- Carabus (Oreocarabus) hortensis -le "Carabe des jardins"-
 
Encore un "border line", si je puis dire, car chez nous ce carabe est lui aussi en limite de répartition. Il est connu de la Haute-Savoie (74), de la Savoie (73), des Hautes-Alpes (05), et de l'Isère (38), où il vit dans les prairies alpines ou les bordures forestières situées entre 900 et 2000m d'altitude.
 
De taille moyenne (un peu en deçà des 30mm), ce carabe brun cuivré est joliment satiné, du moins quand il n'a pas trop "roulé sa bosse". J'ajouterais qu'il est fortement fovéolé, que les marges élytrales virent parfois au violacé, et qu'il n'y a pas de variantes décrites (morphologiques et chromatiques) .... ce qui est rare au pays des carabes !
 
le "Carabe des jardins" .... Carabus (Oreocarabus) hortensis.... Oreocarabus hortensis !
Vallouise (05) !
 
 
18)- Carabus (Oreocarabus) glabratus -le "Carabe glabre"-
 
Noir, satiné, et long d'une grosse trentaine de mm, ce carabe a la particularité d'être très dispersé en France. Il a également celle de pouvoir vivre en plaine où il est forestier, mais aussi en montagne où il atteint la zone alpine.
 
La plus classique des localités de plaine est celle de la forêt de Compiègne (Oise-60-), troisième forêt (chênaie-hêtraie) domaniale de France, où la bestiole se porte mieux qu'on ne le croyait fut un temps, notamment avant l'avènement du piégeage. Ce carabe est également cité des forêts du Perche, ou encore de Normandie (Forêt de Bellème par exemple), mais la bestiole ne doit pas y abonder (si elle existe encore), car je n'ai jamais eu la chance de la trouver ... mais c'était en chasses d'hiver il est vrai !
 
Pour la région Est, le "Carabe glabre" est connu des Vosges (88), du Haut-Rhin (68), ou encore de la Moselle (57). Plus au sud il se fait montagnard, comme en Haute-Savoie (74), Savoie (73), Isère (38), ou encore dans les Alpes-Maritimes (06) avec le fameux col de Tende, aussi connu des carabologues que la forêt de Lente .... mais cette dernière est dans la Drôme (26)..
 
le "Carabe glabre"....Carabus (Oreocarabus) glabratus .... Oreocarabus glabratus !
Col de Tende (06).
La ssp. latior est italienne, mais la bestiole diffère surtout par sa nationalité !
 
 
19)- Carabus (Tomocarabus) convexus -le "Carabe convexe"-
 
Cette petite espèce (18-19mm) est à la fois courte, trapue.... et très convexe comme son nom le laisse entendre. La bestiole est entièrement noire, avec possibilité d'un léger lustre bleuâtre, et des élytres très finement lignés, au point de paraître lisses à l'oeil nu.
 
Ce carabe est présent de la plaine jusqu'en zone alpine, même si la moyenne montagne reste préférée. C'est avant tout un hôte des bois et forêts, mais il peut parfois s'accommoder de milieux moins classiques, comme de simples zones bocagères ...ou des fonds broussailleux de vieilles carrières comme j'ai pu le constater en région nantaise.
 
Le Carabe convexe occupe la majeure partie de la France, à l'exclusion, très schématisée, d'une grande partie du Massif Armoricain, des régions Girondines et Landaises, et d'une frange méditerranéenne sise à l'est du Rhône. Tout en étant plus fréquente dans le sud, la bestiole est connue pour le caractère "capricieux" de sa répartition, et sa faculté de pouvoir abonder pour mieux se raréfier ou disparaître "deux pas" plus loin.
 
Pas moins de 5 natios, se partagent le territoire, mais leur différenciation reste affaire de spécialistes, comme souvent chez les carabes. Sachez seulement que la natio convexus est de loin la plus répandue, puisque les 4 autres sont cantonnées au sud, telle la natio pyrenaeicola .... propre aux Pyrénées !
 
le "Carabe convexe" .... Carabus (Tomocarabus) convexus .... Tomocarabus convexus !
Gergueil (Côte d'Or-21-)
 
 
20)- Carabus (Mesocarabus) problematicus -le "Carabe problématique"-
 
Pour "problématique" qu'il soit, ce carabe compte parmi les plus communs de la faune française, et si problème il y a, c'est bien celui des carabologues face à la populeuse bestiole, et à des facultés écologiques hors normes lui permettant de prospérer depuis le niveau de la mer jusqu' à plus de 2500 m.
 
Mesocarabus problematicus sur le vif (photo 1) Mesocarabus problematicus sur le vif (photo 2) Mesocarabus problematicus sur le vif (photo 3) Mesocarabus problematicus sur le vif (photo 4) Mesocarabus problematicus sur le vif (photo 5)
exemples de Mesocarabus problematicus (Forêt du Gavre, Blain, Loire-Atlantique)
à droite: les carabes peuvent mordre .... mais c'est très supportable !
 
Ce carabe est par définition forestier, mais on peut dire qu' il fait feu de tout bois, car la nature et l'importance des plantations lui importent peu. Altitude aidant la bestiole se retrouve dans l'ingratitude des pelouses alpines et des caillasses en tous genres (à commencer par les éboulis), avec pour (presque) seule concession une fréquente et classique réduction de taille.
 
La nomenclature afférente comporte une vingtaine de natios, regroupées au sein de 3 sous-espèces, le tout complété par une dizaine de formes individuelles. Au titre de ces dernières, vous noterez la forme pyrénéenne "trapeti", où le très typique violet du pronotum et des marges élytrales est remplacé par un vert plus ou moins soutenu.
 
Comme souvent les populations de la moitié nord de la France sont très homogènes, d'où la présence exclusive de la sous-espèce type (ssp. problematicus, natio problematicus), avec un petit bémol pour "solutus" natio bretonne à la sculpture élyrale définie comme plus râpeuse ... à l'instar du climat local !
 
Le "découpage" de la partie sud est beaucoup plus complexe, et comme moi vous vous contenterez des extrêmes, à commencer par le plus grand (près de 30 mm) et le plus ventru des problematicus (ssp.inflatus, natio inflatus, Provence). A l'opposé on trouve les montagnards, telles les natios andorranus, prunieri, et laurentianus (ssp. planiusculus) qui se complaisent au-delà des 2000 m, avec un profil et une petitesse ( 20 et 25 mm) leur conférant de prime abord des allures d'Iniopachys pyrenaeus.
 
Carabus (Mesocarabus) problematicus (photo 1) Carabus (Mesocarabus) problematicus (photo 2) Carabus (Mesocarabus) problematicus (photo 3)
à gauche: ssp. planiusculus, natio prunieri: sommet du Puigmal, 2700m (Pyrénées-Orientales-66).
au centre: ssp. problematicus, natio alluaudi: Forêt de Rétaud (Charente-16-).
à droite: ssp. inflatus, natio inflatus: Notre-Dame-des Anges (Var-83-).
 
  
21)- Carabus (Mesocarabus) lusitanicus -le "Carabe portugais"-
 
Fut un temps où ce carabe s'appelait "macrocephalus" ( en raison bien sûr de la grosseur importante de sa tête ! ), et où la mythique bestiole était considérée comme disparue de France, et plus exactement de la petite partie des Pyrénées-Atlantiques squattées par cette espèce essentiellement ibérique.
 
Fut encore un temps, en 1973 pour être précis, où lors de vacances estivales au Pays Basque j'ai en quelque sorte redécouvert le disparu, et de surcroît en nombre. J'étais bien sûr ravi, mais mon train de pneus l'était beaucoup moins, car à l'époque les hauteurs frontalières du sud de Saint Jean-Pied-de Port se méritaient, le bitume n'étant pas encore de mise comme aujourd'hui !
 
Ce carabe atteint les 30mm, et il relève de la sous-espèce macrocephalus, natio barcelecoanus. Il occupe la zone frontalière depuis la Rhune jusqu' à la forêt d'Iraty, et il vit le plus souvent de 800 à 1200m d'altitude. Bien qu'il puisse se rencontrer en forêt, il préfère les espaces dégagés où il aime se réfugier sous les pierres, dans les amoncellements de caillasses, ou encore le long des rochers. La bestiole se complait également dans les friches buissonnantes et les fougeraies où il trouve aisément gîte et couvert.
 
Très curieusement ce carabe a été épargné par la "fièvre baptismale", alors qu'il présente des variations chromatiques plutôt bien tranchées, et relativement peu fréquentes. Pour finir sachez qu'il est susceptible de s'hybrider avec problematicus, au gré des rares zones de cohabitation. Il s'ensuit de fort jolies bestioles, morphologiquement intermédiaires entre les espèces parentales, mais aussi des individus moins typés laissant supposer l'existence de rétrocroisements.
 
Carabus (Mesocarabus) lusitanicus (photo 1) Carabus (Mesocarabus) lusitanicus (photo 2) Carabus (Mesocarabus) lusitanicus (photo 3)
Meso. lusitanicus ssp. macrocephalus, natio barcelecoanus !
à gauche: coloration habituelle; au centre et droite: exemples de variations chromatiques
Ces 3 exemplaires proviennent du Mont Urculo (1400m)
(j'ai également trouvé la bestiole en Forêt d'Orion; au sommet de la Rhune; sur le pic d'Urdanasburu; et le long de la route d'Iraty).
 
aperçu chromatique ....Carabus (Mesocarabus) lusitanicus (photo 4) .... récapitulatif !
 
 
22)- Carabus (Rhabdotocarabus) melancholicus -le "Carabe mélancolique"-
 
Ne me demandez pas les raisons de cette curieuse dénomination, mais il est permis de supposer qu'elle doit plus aux états d'âme du descripteur .... qu'aux humeurs de la bestiole !
 
Plus sérieusement, je dirais que ce carabe est connu du Maroc, qu'il nous vient d'Espagne, et qu'il occupe les seules Pyrénées-Orientales. C'est une espèce très hygrophile, et même quasi sub-aquatique, d'où sa prédilection pour les abords des cours d'eau, les prairies humides, et plus encore pour les eaux dormantes des étangs et zones marécageuses, notamment là où les joncs assurent sa protection .... et celle plus illusoire de ses proies !
 
C'est une bestiole assez déconcertante, dans la mesure où elle est généralement considérée comme erratique et rare, ce qui d'ailleurs n'est pas faux .... sauf qu'elle peut ponctuellement abonder, là où elle trouve des conditions de vie optimales. Pour illustrer le propos, j'ajouterais qu'un insecte est rarement rare .... à condition de savoir "où, quand, et comment" le chercher .... mais là il ne suffit pas d'ouvrir un bouquin !
 
Ce carabe approche les 30mm, et il atteint une altitude de 1500m. Pour la partie française de son aire, melancholicus relève de la sous-espèce costatus, au demeurant peu différente des autres. La bestiole est en effet très homogène, à telle enseigne qu'on ne connaît pas de formes individuelles dignes de ce nom.
 
Pour conclure je mettrais l'accent sur la vulnérabilité de cette espèce, notamment face à l'urbanisation croissante des zones littorales, et aux aménagements touristiques en tous genres.
 
le "Carabe mélancolique" .... Carabus (Rhabdotocarabus) melancholicus ....Rhabdotocarabus melancholicus !
ssp. costatus, Osseja (66).
  
 
23)- Carabus (Hygrocarabus) nodulosus -le "Carabe noduleux"-
 
Avec ses élytres cabossés ( telle la carrosserie d'une voiture grêlée par l'orage ! ), et ses facultés hors normes de jouer les sous-marins sans palmes ni scaphandre, ( plus d'un 1/4 d'heure sous l'eau montre en main ! ), ce carabe compte à coup sûr parmi plus curieux de notre faune.
 
L'espèce est souvent considérée comme rare, mais elle est surtout localisée. Cette notion de rareté tient en grande partie au caractère déconcertant, et semble-t-il aléatoire, de la répartition des populations. Très souvent la bestiole donne en effet l'impression de pouvoir superbement ignorer la copie conforme du site qu'elle affectionne à deux pas de là ... mais elle a sans doute ses raisons que la raison ignore !
 
En France le "Carabe noduleux" est essentiellement cantonné dans le Haut-Rhin (68) ou il vit dans les zones forestières marécageuses, mais aussi au long des ruisseaux, ou encore aux abords des sources, et des ruissellements. La bestiole a été citée d'autres régions ( Massif Central, Savoie, Dauphiné) mais il s'agit le plus souvent de captures très anciennes, et non renouvelées .... exception faite de la région de Bellegarde/Valserine (Ain) où il est ponctuellement connu de la forêt de Léaz, 800 m, localité découverte en 1995 par Michaël Huet et Jeanine Morati. En janvier 2016, Mickaël Blanc m'a confirmé l'avoir "observé à plusieurs reprises sans piégeage ces dernières années". J'ajouterais que des élytres ont été découvert en 1980, par J. Wyon, dans les Monts du Forez, à Chalmazel (42), ce qui permet d'encore espérer des "retrouvailles".
 
Ce carabe bénéficie d'une récente protection, mais elle apparaît bien illusoire face aux "activités économiques", et en l'occurrence forestières. Compte tenu de la configuration du terrain, et de la rentabilité recherchée ( nul ne travaillant à perte ! ), il est rarement fait dans la "dentelle", et entre coupes à blanc et débardages "hard", il n'est pas exagéré de considérer cette espèce comme étant en sursis, du moins pour bon nombre de ses populations.
 
Carabus (Hygrocarabus) nodulosus (photo1) Carabus (Hygrocarabus) nodulosus (photo2)
Gunsbach (Munster-68-)
 
 
Carabus (Hygrocarabus) nodulosus, sur le vif (photo 1) Carabus (Hygrocarabus) nodulosus, sur le vif (photo 2)
Soulzbach-les-bains (68), 600m
 
 
24)- Carabus (Platycarabus) depressus -le "Carabe déprimé"-
 
Son nom fait bien sûr référence à sa platitude .... et non à une quelconque baisse de moral ! Alticole, et propre aux Alpes, ce carabe évolue entre 1800 et 2500m. Sa taille n'excède pas ou peu les 25mm, et il vit dans les éboulis, ou sous les pierres des prairies alpines. Il affectionne tout particulièrement les alentours des névés et plaques neigeuses fondantes, et se nourrit classiquement de limaces, escargots, vers ... et plus si affinités !
 
La faune française comporte 2 sous-espèces ci-dessous figurées. Schématiquement la ssp. depressus est "à cheval" sur la Haute-Savoie (74), la Savoie (73), et les Hautes-Alpes (05), où elle occupe la région comprise entre le Mont Blanc, Les Ecrins, et le Mont Viso. Un peu plus petite que la précédente, et bien caractérisée par la quasi absence de fovéoles, la ssp. lucens prend le relais du Mont Viso (05) jusqu'au au Col de Tende (Alpes-Maritimes-06-). Des individus noirs-ardoisés (f.ind. velteri) peuvent se trouver ça et là ... avec un peu de chance !
 
Carabus (Platycarabus) depressus (photo 1) Carabus (Platycarabus) depressus (photo 2)
à gauche : ssp. depressus (Pré de Mme Carle -05-); à droite : ssp. lucens (col de Tende -06-).
  
 
25)- Carabus (Platycarabus) irregularis -le "Carabe irrégulier"-
 
Presqu'aussi plat que le précédent, mais plus abondamment et fortement fovéolé, ce carabe est aussi nettement plus robuste. Sa grosse tête témoigne d'une tendance à la "macrocéphalie", au demeurant amplement confirmée chez la sous-espèce autrichienne "bucephalus". La taille de ce carabe est de l'ordre de la vingtaine de mm, et c'est un hôte des forêts humides et froides de moyenne altitude ( 700-1500m ).
 
L'espèce est notamment connue des Dpts suivants : Vosges (88), Jura (39), Haut-Rhin (68), Doubs (25), Ain (01), Haute-savoie (74). Ce carabe est commun, et il peut même abonder, encore qu'il tende à logiquement se raréfier en dehors de ses régions et sites de prédilection.
 
le "Carabe irrégulier" ... Carabus (Platycarabus) irregularis .... Platycarabus irregularis !
Cet exemplaire provient du Doubs (Ft de Métabief), mais j'ai également trouvé la bestiole sur Jougne et le col de l'Aiguillon.
.... ainsi que dans l'Ain (Grand Colombier), et dans le Jura ( Fts de la Joux et de Clairveaux, lac Genin, Salin les Bains).
 
 
26)- Carabus (Chaetocarabus) intricatus -le "Carabe embrouillé"-
 
Ce grand carabe ( souvent au-delà des 30 mm ) est essentiellement forestier, et la nature du boisement lui importe peu. Il vit en plaine, et à moyenne altitude, sans aller au-delà des 1200m. L' intricatus occupe la majeure partie de la France, à l'exclusion des zones situées au sud de la Garonne, et d'un axe fictif Toulouse-Marseille. Ce faisant la bestiole est évidemment absente des Pyrénées, et du pourtour méditerranéen, à l'exclusion des Alpes-Maritimes.
 
Par sa constance cette espèce fait un peu le désespoir des carabologues, et la jolie coloration verte de la forme individuelle neustrius (pas rare en Bretagne), a même l'impudence de complètement disparaître à la dessication .... au profit d'un cruel retour au plus classique des violets ! J'ajouterais que la bestiole est fort peu coopérante en élevage expérimental, et c'est là un euphémisme !
 
Contrairement à la plupart des carabes, qui recherchent toujours l'humidité et la proximité du sol pour hiverner, il n'est pas rare de voir l'intricatus s'installer à plus d'un mètre de hauteur, par exemple sous l'écorce desséchée d'un arbre couché ou mort sur pied. En forêt de Juigné (44), j'ai même vu cet insecte hiverner en nombre, et à hauteur d'homme, sur des troncs fortement moussus ou cernés de lierre.
 
 
Carabus (Chaetocarabus) intricatus, sur le vif (photo 1) Carabus (Chaetocarabus) intricatus Carabus (Chaetocarabus) intricatus, sur le vif (photo 2)
Ceux sur le vif proviennent de la forêt du Cranou (Finistère-29-), et celui du centre de St Martin Vésubie (Alpes Maritimes-06-).
 
 
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